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de quoy auoient plusieurs saiges et licterez hommes pour guerir les egritudes mala
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dies et perturbations intolerables des mortelz escript enseignemens tresfructueux qui
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les playes de lame dilaceree gueriroient beaucoup mieulx que ne pourroit faire Escu
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lapius: que iadis les gentilz nommerent dieu de medicine En grece furent premierement in
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stituees les estudes: esquelles se trouuoit et croissoit salubre medicine. qui conferoit aux
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courages perturbez tresbons alimens et tresioyeux nourrissemens et ou socrates ce tres
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grant cultiueur de philozophie commenca le premier a disputer des meurs. Et par ce que
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es choses naturelles ne peut imposer fin certaine de biens et felicite souueraine dedia les
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sublimes contemplations de sa pensee aux estudes de vertuz morales et tant fut en philozo
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phie parfaict et resplendissant quon disoit icelle auoir este par luy du ciel euocquee Le
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quel quant iceulx mortelz hommes procliues et enclins a vices eut bien regarde desirant obui
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er a telles meurs confuses es lieux publicz de la cite dathenes donna les enseignemens
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qui enuironnent les doulces fontaines du souuerain bien. Apres la mort duquel
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succeda le diuin platon qui la plusgrant et meilleure partie de son aage consuma en moralle
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philozophie Et qui non sans cause pour mieulx et plussainctement a lhumain genre secou
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rir a escript les loix saluberrimes: edifie la chose publicque speciosissime et tresbelle: con
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stitue lhumaine societe tresioyeuse: impose le frain et remede a libidinite: et excite ligno
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rance mauluaise des mortelz hommes a vertuz. Du temps desquelz philozophes inter
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uint laage et regne des poetes tresresplendissant qui nobtindrent entre les saiges et eruditz
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lieu inferiore pour la grant excellence et iucundite de leurs dictz et fictions. Les aucuns des
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quelz ont celebre le chant et carme heroicque par lequel les choses humaines et diuines
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ont acoustume estre chantees. Les aucuns ont aussi compose liures et vers treselegans da
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griculture: les aultres des planetes cours des estoilles et mouemens des cieulx les au
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cuns de lempire damours comme les elegiacques. Plusieurs de la miserable ruyne des
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roys et princes comme ont fait les tragiciens
tragiciens ] tragicenis GW5058
et les aultres ont prise et honnoure les co
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medies auecques grant liberte de dire. Du nombre desquelz ont corusque et resplendy
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Aristophanes eupolis et cratin treslouables poetes lesquelz quant ilz ont veu la ieunesse
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des atheniens sapplicquer a toutes libidinitez ont eu et prins loccasion descripre et par
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leur langage commun mordre et corriger les vices et pechez des hommes Sur lancienne co
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medie desquelz ont apres les poetes latins prins et forme stile non inelegant desquelz
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lucilius fut le premier qui nommeement corrigea les crimes des princes romains et bour
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geois priuez par vne satyre latine que premierement es latins donna par laquelle en
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doulces parolles et ioyeux langage toute la cite reprenoit non pour excercer lasciuite
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de parler et procacite effrenee mais pour les separer de vices et exciter aux estudes de
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vertuz et salubres doctrines. au moyen de quoy satire a du tout prins son exorde des
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latins ainsi que dit fabius en son .x. liure des institucions que les grecz appelloient
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comedie Apres lucilius qui fut gros et rude en stile toutesfois
toutesfois ] toutesuois GW5058
tresprofitable et fami
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lier en vrbaine reprehension. succederent Orace le treselegant poete qui en satire meri
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ta tresgrant gloire Perse aussi qui seulement vng liure laissa ouquel est grandement
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son nom recommande et Iuuenal le dernier et prince de tous les aultres poetes et en
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satyre sur tous resplendissant qui tout ce que par les dessuditz auoit este dicte et escript
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repeta et par son doulx stile et fiction tresioyeuse les vices des humains reprint et corri
corri ] cor GW5058
gw5058_004_dresden_a2v
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Seneca ad
lucillum
Belege

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Tullius in tu
scu. quaestonibus
Belege

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Poetarum o=
rigo.



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Fabius li .x.
institutionum.
Belege